Livraison offerte en point relais dès 40€ d’achat en France métropolitaine

Fabriqué en Auvergne-Rhône-Alpes

5% de nos ventes reversés au bien-être animal

Les carences du régime végétal : 8 nutriments à surveiller (et comment les combler)

Buddha bowl végétal : quinoa, pois chiches, patate douce rôtie, avocat et chou rouge, sources de nutriments d'un régime végétal

L'essentiel en 30 secondes

  • Un régime végétal bien construit est parfaitement viable, mais il concentre le risque sur une poignée de nutriments précis, pas sur les protéines comme on le croit souvent.
  • Trois apports ne se négocient pas : la vitamine B12, la vitamine D et les oméga-3 DHA/EPA. Aucun aliment végétal courant ne les couvre de façon fiable.
  • Cinq autres sont à surveiller de près : iode, fer, zinc, calcium et sélénium, souvent présents mais moins bien absorbés.
  • La bonne stratégie combine des choix alimentaires ciblés et une supplémentation ciblée sur ce que l'assiette ne sait pas garantir.

Le régime végétal ne « manque » pas de tout, contrairement à une idée tenace. En réalité, il déplace le risque sur un petit nombre de nutriments bien identifiés. Les connaître, c'est pouvoir manger végétal sans rien laisser au hasard.

Idée reçue

« Une alimentation végétale variée couvre naturellement tous les besoins, il suffit de manger équilibré. »

Ce que dit la science

Un régime végétal peut être nutritionnellement adéquat à tous les âges de la vie, à condition d'être bien planifié et de sécuriser quelques nutriments que l'alimentation seule ne garantit pas, la B12 en tête.[1]

Les grandes autorités de nutrition sont d'accord sur un point : un régime végétarien ou végétalien bien mené convient à toutes les étapes de la vie, grossesse et enfance comprises.[1] Le mot important, c'est bien mené. Voici précisément où se joue la différence.

Pourquoi certains nutriments manquent (et pas les protéines)

La plupart des carences du régime végétal ne viennent pas d'une absence d'aliments, mais de deux mécanismes plus subtils :

  • L'absence de source végétale fiable : certains nutriments sont presque exclusivement d'origine animale ou microbienne. La vitamine B12, par exemple, n'est produite ni par les plantes ni par les animaux, mais par des bactéries.
  • Une biodisponibilité plus faible : le fer, le zinc ou le calcium sont bien présents dans les végétaux, mais des composés comme les phytates et les oxalates en réduisent l'absorption intestinale.[8]

Les protéines, elles, ne posent quasiment jamais problème dès que l'apport calorique est suffisant et les sources variées (légumineuses, céréales complètes, soja, oléagineux). Le vrai sujet est ailleurs.

Les 8 nutriments à surveiller, en un coup d'œil

La carte des nutriments à risque

Pour chaque nutriment : le niveau de risque en régime végétal, où le trouver côté plantes, et le repère à garder en tête.

← Faites glisser pour voir tout le tableau →

Nutriment Risque Sources végétales Repère indicatif/jour
Vitamine B12 Élevé Aucune fiable (supplément requis) ≈ 4 µg (ou 25:100 µg en supplément)
Oméga-3 DHA/EPA Élevé Huile de microalgues ≈ 250 mg de DHA
Vitamine D Élevé Lichen (D3 vegan), aliments enrichis 15:20 µg (600:800 UI)
Iode Moyen Sel iodé, algues (avec prudence) ≈ 150 µg
Fer Moyen Légumineuses, tofu, graines, verdures 11:16 mg selon le profil
Zinc Moyen Légumineuses, graines, noix, complets ≈ 9:11 mg
Calcium Moyen Boissons enrichies, tofu, choux, tahini ≈ 950:1000 mg
Sélénium Faible à moyen Noix du Brésil, céréales complètes ≈ 70 µg

Ces repères sont des ordres de grandeur issus des références européennes (EFSA) et françaises (ANSES) ; ils varient selon l'âge, le sexe, la grossesse ou l'allaitement.[7] Voyons maintenant les trois qui ne pardonnent pas.

Les 3 non négociables

Si vous ne deviez sécuriser que trois choses, ce serait celles-ci. Aucune ne peut être couverte de façon fiable par la seule alimentation végétale.

1. Vitamine B12 : la seule vraie obligation

La B12 est indispensable au système nerveux et à la formation des globules rouges. Elle n'existe pas dans les végétaux : c'est le point non négociable de tout régime végétalien. Sans supplémentation, la carence est fréquente.

62 %

des adultes végétaliens présentent un statut B12 insuffisant sans supplémentation[2]

0

source végétale courante réellement fiable en B12 active

La spiruline, la levure non enrichie ou les algues ne comptent pas : elles contiennent souvent des analogues inactifs qui peuvent même fausser les dosages. La seule voie fiable est un supplément (cyanocobalamine ou méthylcobalamine), en prise quotidienne ou hebdomadaire.[3]

Sur un régime végétal, la B12 ne se discute pas : elle se supplémente, systématiquement et à vie.

Le raisonnement VEJI

2. Oméga-3 DHA et EPA : la source, pas l'intermédiaire

Le lin, le chia et les noix apportent de l'ALA, un oméga-3 que le corps convertit très mal en DHA et EPA (moins de 15 %, souvent moins de 1 % pour le DHA). Or ce sont le DHA et l'EPA qui comptent pour le cœur, le cerveau et la vision. La solution végétale directe existe : l'huile de microalgues, la source d'où le poisson tire lui-même ses oméga-3.

On vise environ 250 mg de DHA par jour, un repère validé par l'EFSA.[4] Le sujet mérite un article à lui seul : on l'a détaillé dans notre guide sur les oméga-3 végétaux.

3. Vitamine D : végétale et souvent insuffisante pour tous

La vitamine D concerne tout le monde, végétal ou non, surtout en hiver et sous nos latitudes. Côté végétal, on privilégie la D3 issue de lichen (mieux valorisée que la D2) et les aliments enrichis. Le repère usuel se situe autour de 15 à 20 µg par jour (600 à 800 UI), à ajuster selon l'ensoleillement et le statut sanguin.

Les 5 à surveiller de près

Ces nutriments sont présents dans l'alimentation végétale, mais leur absorption ou leur régularité demande un peu d'attention.

  • Iode : sans produits de la mer ni laitages, l'apport chute vite. Le sel iodé est la voie la plus simple. Les algues en apportent beaucoup, mais de façon très variable : à consommer avec modération pour éviter l'excès.
  • Fer : le fer végétal (non héminique) est moins bien absorbé, mais les végétariens ne sont pas plus anémiés pour autant.[5] On booste l'absorption avec de la vitamine C au même repas et en réduisant les phytates (trempage, fermentation).
  • Zinc : présent dans les légumineuses, graines et complets, mais freiné par les phytates. Les mêmes gestes (trempage, germination, fermentation) améliorent nettement sa disponibilité.[8]
  • Calcium : sans laitages, il faut viser les boissons végétales enrichies, le tofu pris au calcium, le tahini et certains choux. Un apport bas est associé à un risque fracturaire plus élevé chez les végétaliens.[6]
  • Sélénium : sa teneur dépend des sols. Une à deux noix du Brésil par jour suffisent généralement à couvrir les besoins, sans dépasser.

Votre plan anti-carences, étape par étape

Cochez ces points pour construire une base solide :

Simplifier avec deux compléments ciblés

Une partie de ces nutriments se sécurise mieux par l'assiette (fer, calcium), une autre gagne à être garantie par une supplémentation ciblée. C'est exactement la logique des produits VEJI.

Le produit VEJI

Essentiel Végétal

Une multivitamine végétale ciblée sur les nutriments à risque d'une alimentation végétale : B2, B6, B9, B12, D3, zinc, iode et sélénium. 60 gélules, soit 2 mois de cure.

Découvrir Essentiel Végétal 1 gélule/jour · 2 mois de cure
Complément Essentiel Végétal VEJI, multivitamine vegan couvrant B12, vitamine D, zinc, iode et sélénium

Pour la brique oméga-3, que l'assiette végétale ne sait pas couvrir, notre Oméga-3 Végétal apporte 250 mg de DHA et 125 mg d'EPA par capsule, issus de microalgues cultivées en Bretagne.

Le produit VEJI

Oméga-3 Végétal

375 mg d'EPA + DHA par capsule (250 mg de DHA, 125 mg d'EPA), 100 % d'origine microalgues, sans métaux lourds ni contaminants marins. Forme triglycéride pour une biodisponibilité optimale, capsule végétale au tapioca.

Découvrir Oméga-3 Végétal 1 capsule/jour · 2 mois de cure
Complément Oméga-3 Végétal VEJI, huile de microalgues, 250 mg de DHA et 125 mg d'EPA par capsule

Foire aux questions

Le régime végétal est-il dangereux pour la santé ?

Non. Les autorités de nutrition reconnaissent qu'un régime végétarien ou végétalien bien planifié convient à tous les âges de la vie. Le risque ne vient pas du végétal en soi, mais d'un régime mal construit qui néglige quelques nutriments clés, la B12 en premier.

Manque-t-on de protéines en mangeant végétal ?

Très rarement. Dès que l'apport calorique est suffisant et les sources variées (légumineuses, soja, céréales complètes, oléagineux), les besoins en protéines et en acides aminés sont couverts. Le vrai sujet, ce sont les micronutriments comme la B12, la vitamine D et les oméga-3.

La spiruline peut-elle remplacer un supplément de B12 ?

Non. La spiruline et la plupart des algues contiennent surtout des analogues inactifs de la B12, qui ne couvrent pas les besoins et peuvent fausser les analyses. Seul un supplément de B12 (cyanocobalamine ou méthylcobalamine) est fiable.

Faut-il faire des analyses de sang quand on mange végétal ?

C'est fortement conseillé. Un contrôle régulier de la B12, de la ferritine et de la vitamine D permet d'ajuster son alimentation et sa supplémentation, et de repérer une carence avant qu'elle ne s'installe.

Un enfant ou une femme enceinte peut-il suivre un régime végétal ?

Oui, à condition qu'il soit bien planifié et bien supplémenté (B12, DHA, vitamine D notamment), car les besoins sont plus élevés à ces périodes. Un suivi par un professionnel de santé est recommandé.

En résumé

Le régime végétal n'est pas carencé par nature : il concentre le risque sur quelques nutriments précis. Trois se sécurisent obligatoirement par supplémentation (B12, vitamine D, DHA/EPA), cinq se gèrent surtout par des choix alimentaires avisés (iode, fer, zinc, calcium, sélénium).

Pour simplifier, notre Essentiel Végétal couvre les micronutriments à risque, et notre Oméga-3 Végétal sécurise le DHA et l'EPA. Deux gestes simples pour une base nutritionnelle solide.

Notre méthodologie. Cet article a été rédigé à partir de sources scientifiques et des positions des autorités sanitaires (EFSA, ANSES, Academy of Nutrition and Dietetics), puis relu selon une méthodologie éditoriale rigoureuse. Il a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical personnalisé.

Sources scientifiques (8)
  1. Melina V., Craig W., Levin S. Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: Vegetarian Diets. J. Acad. Nutr. Diet., 2016. Consulter sur PubMed
  2. Pawlak R., Parrott S.J., Raj S., et al. How prevalent is vitamin B12 deficiency among vegetarians ? Nutr. Rev., 2013. Consulter sur PubMed
  3. EFSA. Scientific Opinion on Dietary Reference Values for cobalamin (vitamin B12). EFSA Journal, 2015. Consulter l'avis EFSA
  4. EFSA. Avis scientifique sur les allégations de santé relatives à l'EPA et au DHA (fonction cardiaque et cérébrale, 250 mg/jour). Consulter l'avis EFSA
  5. Hurrell R., Egli I. Iron bioavailability and dietary reference values. Am. J. Clin. Nutr., 2010. Consulter sur PubMed
  6. Appleby P., Roddam A., Allen N., Key T. Comparative fracture risk in vegetarians and nonvegetarians in EPIC-Oxford. Eur. J. Clin. Nutr., 2007. Consulter sur PubMed
  7. ANSES. Références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Consulter l'ANSES
  8. Hunt J.R. Bioavailability of iron, zinc, and other trace minerals from vegetarian diets. Am. J. Clin. Nutr., 2003. Consulter sur PubMed
Partager

Ne ratez pas le prochain guide

Laissez votre email : on vous prévient dès qu'un nouvel article VEJI sort. Rien d'autre, zéro spam.